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Les trois intervenantes du Samusocial sont des professionnelles, habituées de la population en grande difficulté.
Marcelle Corandi, Marie-Françoise Maunaury et Ramjas Rita sont les membres de l’équipe tournante du Samusocial. Avec son expérience d’animatrice en centres de toxicomanie pendants plus de deux ans, Rita occupe le poste de chauffeur médiateur. Interprète (srng-tongo, hollandais, hindou, créole et français), elle servira d’intermédiaire entre les toxicomanes, les indigents, et ses collègues. « Je connais les endroits où ils se rassemblent », déclare-t-elle. « Ils me connaissent, mais pas mes collègues, alors nous nous sommes préparées ». Marcelle, éducatrice sociale en équipe mobile, a une expérience du monde la toxicomanie et des personnes en situation de grande précarité pour avoir travaillé à Emmaüs, et Marie-Françoise est infirmière. Ces trois femmes sont entrés en action le soir-même de l’inauguration. « Nous avons un travail d’approche directe, et cette approche se fera en fonction de la personne qui sera en face de nous » , confie Marcelle. Est-ce une tâche difficile pour les trois femmes ? A cette question, Jean-Michel Fontanella, président du Samusocial de Cayenne répondra que les profils des intervenants ont été étudiés afin d’avoir une approche compatible et compréhensive. « Ce sont donc des professionnels », déclare-t-il. Pour des raisons de discrétion, le circuit des sorties n’a pas été divulgué. Rita, Marcelle et Marie-Françoise expliquent ne pas avoir d’appréhension à commencer, en raison de leur expérience dans le domaine de l’assistance. Et d’ajouter qu’elles souhaitent voir cette initiative prendre de l’ampleur, et aboutir à « l’insertion de quelques personnes ». Des bénévoles de sexe masculin viendront leur apporter leur concours par la suite.
Extrait du numéro du 3,4 et 5 juillet 2003, France-Guyane |