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Extrait de France- Guyane du 02 janvier 2006
Vendredi soir, le Samu social de l'île de Cayenne est parti pour sa dernière tournée de l'année. Une tournée "améliorée" pour apporter un peu de réconfort aux exclus en cette période de fête.
Dix- neuf heures. la nuit est tombée sur Cayenne. l'obscurité cache la pauvreté aux yeux du passant. A l'heure des fêtes, on préférait ne pas y penser. Mais la misère reste toujours là, tapie dans l'ombre, à l'abri des regards.
Au local du Samu social, Bât D cité Cabassou, on se prépare à partir à sa rencontre.Marcelle Corandi, Joëlle Charmot et Marie- Pierre Abdou el Aniou rassemblent chaussures, vêtements d'occasion, jus de fruits, sandwichs clubs au thon . Sans oublier des chocolats pour fêter le nouvel an.
Embarqués dans le camion équipé pour les premiers soins, les membres partent pour leur ronde."Notre terrain c'est la rue , explique Joëlle.Notre spécificité , c'est que nous allons à la rencontre de ceux qui en ont besoin."
"Quelles que soient les difficultés, il fallait être dehors ce soir. Apporter l'aide d'urgence et contribuer à recréer le lien social", comme chaque semaine de l'année, estiment George Habran- Mery, première vice- présidente du Samu social, et Joachim Hyasine, deuxième vice- président."Depuis le début de son activité en 2004, le Samu social a recensé environ 350 grands exclus. Nous espérons qu'en 2006, notre centre d'hébergement verra le jour, pour nous permettre de loger ces sans abris."
"Nous avons mis sur pied un Observatoire de la grande exclusion, reprend George Habran- Mery, qui rassemble toutes les institutions concernées, depuis la DSDS jusqu'aux associations. Ceci afin de trouver des solutions.
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